Santé

Mal de ski, l’effet Montagnes Russes !

par adm-da
07 Fév 2018
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Les vacances au ski, Saint Graal de l’hiver… Heu, enfin, c’est sans compter sur mon adresse naturelle, largement mise à l’épreuve sur des skis et au léger sentiment de nausée qui m’envahit chaque fois que je fais face à cette blancheur écarlate. Alors que je geins depuis des années pour faire reconnaître mon mal de ski, au même titre qu’un mal de mer, la science a enfin validé mon hypothèse. Tout s’explique ! Ca se passe en dessous…

Cinétose, qui es-tu ?!

Quelle sensation désagréable que d’avoir des nausées lors d’un trajet. L’un de mes souvenirs marquants en la matière remonte à mon enfance. Dans la voiture de mes parents, entre deux bourgades bourguignonnes, le véhicule épousait parfaitement une longue route interminable de montées et de descentes. Mon père prononçant gaiement un « hoopela » dans la pente, n’imaginait pas à quel point j’étais au bord d’une catastrophe malodorante – somnolente, allongée sur la banquette arrière à attendre que le manège naturel prenne fin…

J’ai découvert bien après qu’en fait, mon cerveau avait envoyé vers mes noyaux vestibulaires situés dans mon oreille, une série de signaux électriques inhabituels, précisément lors de cette situation mouvementée et que, des millions d’autres personnes avaient traversé au moins une fois dans leur vie ce désagrément.

En effet, le phénomène est connu des médecins et s’appelle la cinétose, ou en langage vulgarisé, le trouble des transports. Mais sachez que ni la mer, ni la route, n’a le monopole de cette maladie passagère, car, elle s’invite volontiers sur les pistes de montagnes et est plus spécifiquement nommée le « mal de ski ».

Le « mal de ski », une nouvelle excuse pour déchausser ?!

J’ai déjà entendu parler de chocs thermiques à la montagne et des difficultés que le corps rencontrait quand il avait à gérer l’alternance chaud-froid, mais le « mal de ski », c’est du nouveau. Ni une, ni deux je me renseigne sur le sujet, à la recherche d’informations qui pourraient vous être utiles.

Moins entendu que le terme « mal de mer », le « mal de ski » exprime des symptômes similaires.

En cause, la blancheur presque immaculée de la neige lors de journées particulières dites « jours blancs » – manifestations météorologiques typiques des paysages montagneux empêchant de différencier le ciel de la piste. Outre l’incontestable beauté de la couleur, laissant sans voix, le trio blanc pur, haute luminosité et silence absolu, a le chic de déstabiliser nos récepteurs sensoriels.

Par ailleurs, une étude de l’université de Berne, publiée en 2001 a mis en avant d’autres facteurs perturbateurs. Ceux qui découlent de réactions psychologiques, telles que la crainte des hauteurs ou la peur de tomber.

Ceux influés par une myopie ou un astigmatisme et ceux liés aux événements suivants :

  • un passage rapide d’une altitude haute à une altitude basse,
  • un parcours façon « montagnes russes » et bosses à gogo,
  • un manque d’oxygène que l’on peut rattacher au fait de la compression contre la peau des chaussures et de la combinaison de ski molletonnée.

Attention toutefois à ne pas confondre le « mal de ski » avec le « mal des montagnes ». En effet ce dernier n’intervient qu’à une altitude très haute – supérieure à 2700 mètres, selon la même étude.

Mal de ski, les symptômes par le menu

Un brouillard dense se lève, et vous voilà perdu entre ciel et terre, à chercher désespérément des repères visuels. Tout se ressemble, vous ne discernez ni les pentes, ni les reliefs, ni les distances. Votre cerveau n’y comprend plus rien, il vous envoie des informations contradictoires de fixité et de mouvement à la fois et menace de vous faire perdre l’équilibre. Pâle, vous éprouvez une sensation de mal-être et vous somnolez. Les premiers signes de la maladie apparaissent.

Puis, vient la phase où vous êtes pris de nausées, de salivations et de vomissements. Vos pupilles se dilatent et votre rythme cardiaque s’accélère peu à peu. Dans sa forme la plus aiguë, tous ces symptômes peuvent s’aggraver et donner lieu à une perte de connaissance. Dans sa forme la plus atténuée, le « mal de ski » provoque migraines, pertes de concentration, somnolences, et baisses de la coordination des muscles de la main et de l’œil.

Vacances au ski réussies, la liste des petites astuces

Afin de ne pas gâcher vos souvenirs heureux à la montagne, quelques bons réflexes peuvent vous être utiles.

En anticipation d’un éventuel trouble, si un épais brouillard vient à couvrir l’atmosphère, attendez que ce dernier se dissipe avant d’aller skier. Pensez à boire sucré pendant vos moments de répit. Si vous vous sentez envahi par les symptômes évoqués plus haut, allongez-vous et abstenez-vous de faire des gestes brusques. Autrement, en guise de solution de dernier recours, vous pouvez demander à votre médecin des antihistaminiques.

On se retrouve là haut autour d’un chocolat chaud ?!

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