Ma tête

Etes-vous « Google dépressif » ?!

par Isie DA
18 Oct 2017
Je m'abonne à la newsletter

Abonnez-vous pour recevoir les news d'Isie





 J’ai mal au ventre, vais-je mourir ? Voilà une requête que je peux soumettre à Google en pleine nuit lorsque ma digestion dégénère. Haut lieu de rencontres des hypocondriaques, le moteur de recherches est une mine pour qui souhaite se plomber le moral et s’auto-diagnostiquer la plus rare des pathologies, sous couvert des conseils de babar69, spécialiste en mythomanie médicale. Un travers largement répandu puisque 5% des recherches concernent la santé. Depuis peu, Google se propose d’apprécier également votre état mental. 9 questions pour savoir si vous souffrez de dépression. A quoi cela peut-il bien servir ?…

#ladepression…

Souvent utilisé abusivement, le terme dépression est malheureusement une réalité pathologique pour nombre de nos concitoyens. Rien qu’aux Etats-Unis, et d’après des chiffres publiés en 2017, on considère qu’un Américain sur cinq est sujet à au moins un épisode de dépression au cours de sa vie. Selon l’Institut national de la santé américaine, près de 7% de la population américaine serait impactée par ce fléau des temps modernes.

La France serait également touchée dans une même proportion. L’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé estime, que 2 adultes sur 10 seraient concernés par des épisodes dépressifs au cours de leurs vies. Les femmes y étant deux fois plus sujettes que les hommes.

Mary Giliberti, Directrice exécutive de la NAMI (Alliance nationale des maladies mentales), qui a largement travaillé sur la question, estime que près de 50% des troubles ne sont jamais dépistés, et donc traités. C’est donc tout naturellement que celle-ci s’est rapprochée des instances de Google pour composer un véritable « formulaire de dépistage », composé d’une série de questions et « validé cliniquement ».

Google, toujours à votre service…

PHQ9. C’est le joli petit nom donné à ce fameux formulaire de dépistage made in Google, dont l’objectif est de déterminer un diagnostic et d’accompagner l’internaute dans la recherche d’un traitement efficace.

En partenariat avec l’Alliance nationale de la maladie mentale – ou NAMI, Google espère ainsi pouvoir mettre rapidement en relation un usager de ses services avec un cabinet médical, le plus rapidement possible. D’après un communiqué publié par la Maison Mère, ce test doit permettre à chaque individu d’établir « un niveau de dépression et le besoin d’une évaluation en personne ».

Concrètement, comment ça marche ? Jusqu’alors, Google disposait d’un simple encadré informatif, à partir du moment où l’internaute tapait des requêtes liées au champ lexical de la dépression. Aujourd’hui, cet encadré est accompagné d’un lien guidant vers un questionnaire. Une version en français est disponible ici.

Ce questionnaire, créé et validé dans un cadre médical, est composé de 9 questions qui sont autant de pistes pour déceler des signes avant-coureurs. A la fin du questionnaire, Google invite éventuellement l’internaute à poursuivre auprès d’un médecin. Une sélection de liens informatifs est également proposée à la lecture.

Google vous examine, mais ce n’est pas tout…

En effet, le Moteur de recherche ne se contente pas uniquement de poser des questions, à travers un test préliminaire. Un premier diagnostic primaire peut apparaitre selon les versions. Ainsi, sur la version américaine de Google, l’internaute peut voir apparaître un encadré bleu qui rentre davantage dans les détails et tente de poser un profil dépressif.

Parce que tout le monde n’a pas forcément envie de se précipiter chez son médecin traitant, Google envisage pour vous un ou plusieurs traitements, la durée de celui-ci, et proposera une liste de symptômes les plus fréquents.

Un simple encadré, que vous retrouvez également sur des requêtes moins angoissantes, comme « soigner un mal de tête »… Attention tout de même, la prudence reste de mise avec ce genre d’outils. En cas de doute, la consultation d’un médecin en chair et en os est chaudement recommandée !

Si Google se défend déjà de simplement vouloir apporter une solution rapide et efficace en terme d’information, le doute subsiste quant aux intérêts du géant américain à plébisciter ce type d’action. Très impliqué dans le secteur de l’E-Santé, la firme promet néanmoins de ne pas collecter de données personnelles à des fins publicitaires. On la croit sur parole !

 Esprit Lagom, le moins qui peut le plus ?!

Lire la suite de l'article

Pourquoi crier quand on a mal ?

Lire la suite de l'article

Votre avis nous intéresse

Quelle est votre situation ?

Nous pourrions vous vendre n’importe quelle assurance. Mais nous préférons vous orienter vers une solution qui vous correspond vraiment. Vous y gagnez et nous aussi. Pour vous y aider, un diagnostic rapide et efficace. 8 questions pour faire connaissance. Ne soyez pas timide !

Merci !
Merci de votre inscription !Un mail de confirmation vous a été envoyé.

Les Petites News d'Isie

5 min de plaisir pour cultiver la pensée positive